Interpellation


vendredi 3 mai 2013

LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE. COLLECTIF ASSOCIATIONS UNIES

Le Collectif des Associations Unies pour une Nouvelle Politique du Logement écrit au premier ministre. en ce qui concerne la prévention la politique de logement la politique d’hébergement qu’en est-il de la politique hivernale ? Cliquer sur le lien pour accéder à la lettre
dimanche 2 décembre 2012

Quand les travailleurs sociaux "craquent"

Des travailleurs sociaux craquent. Ils n’ont en rien les moyens de répondre à la détresse des personnes en grande précarité. Mobilisation le 5 décembre 2012 On nous transmet ces textes que vous trouverez-ci dessous. Nous entendons aussi des maraudeurs qui passent des heures à tenter de joindre un standard qui ne peut leur répondre. Des travailleurs sociaux appellent durant des heures. Ils n’ont le droit de ne faire que 3 demandes d’hébergement à la fois. Donc 2 appels pour 4 personnes à héberger. Et à chaque appel, jusqu’à 3 heures de passées à attendre, pour le plus souvent une réponse négative. Faut-il poursuivre ainsi, avec une "coquille vide", une énorme machine à répondre "non, il n’y a pas de place !". Faut-il laisser les travailleurs sociaux s’épuiser à tenter de joindre un standard ? Faut-il continuer comme chaque hiver à transmettre le message aux citoyens : appelez le 115 ? Dans certains département, pour gérer la pénurie avec un semblant d’équité, on ne doit pas répondre oui plus d’une fois par semaine en hiver pour les célibataires… et en été, une fois toutes les deux semaines… on touche l’absurde. Certains travailleurs sociaux ont fait valoir leur droit de retrait. Jusqu’à quand continuerons-nous ainsi ? Et pour un certain nombre de personnes, il est question de vie ou de mort. A lire absolument ! Deux textes à lire, sur l’impuissance des travailleurs sociaux Droit de retrait de travailleurs sociauxQue faire pour les familles à la rue ? _
mercredi 31 octobre 2012

Bernard, le premier mort de l’hiver

  Le vent se fait froid, les températures chutent, ce dimanche 28 octobre les salles de rédaction sont en effervescence. Le premier SDF « mort de froid » est au rendez-vous de l’agenda médiatique. Pour dresser le portrait de la première victime les journalistes s’affairent à chercher indices pour reconstituer les détails de son infortune. Les brèves tombent et s’enchaînent, journaux nationaux, rédactions régionales, télévision, web, radios…. On apprend de proche en proche qu’il avait 59 ans, s’appelait Bernard, qu’il était aussi roux que cultivé, ancien légionnaire, que sa santé était mauvaise, qu’il « buvait un peu trop ». Ainsi on sait beaucoup, mais trop tard, de la vie de Bernard. Ainsi on nous rappelle qu’en France, si on doit vivre dehors, on peut mourir de froid. Mais pas seulement, et au risque de froisser les journalistes en mal de scoop, on peut y mourir des suites de violences (agressés dans la rue, brûlé sous sa tente) de manque de soin … la liste est longue. Bernard est la 300ème personne dont le décès est recensé par le Collectif Les Mort de la Rue depuis le début de l’année 2012. Perversion médiatique : dans le portrait ainsi brossé, on sait tant de Bernard qu’il a « refusé de partir avec une association ». Nous supposons alors que, rationnellement sans doute, il aura préféré se bricoler une survie dans la rue. Mais là, on ne dit rien des raisons de son choix, de l’inhumanité des conditions d’accueil en hébergement d’urgence (les dortoirs surpeuplés, risque de vols, de viols, d’agression..), de la difficulté d’accéder à une offre aussi rare qu’inadaptée…. Depuis des années nous dénonçons la mort prématurée des personnes vivant à la rue. Depuis des années nous interpellons différents gouvernements, pour finalement n’en constater que l’impuissance ou le manque ferme de volonté. Les alternances gauche-droite n’y auront rien changé. L’urgence et la gestion saisonnière restent la norme imposée, avec pour preuve, s’il en fallait, cette fameuse circulaire ministérielle qui, d’année en année, n’est que le même copié-collé de mesures hivernales. Pas de volonté ou des décisions bien tardives, alors que les associations dénonçaient dès le mois de juin au nouveau gouvernement les problèmes rencontrés, elles attendaient que des mesures, des anticipations soient entreprises… rien de cela ! Quelle personnalité politique osera réformer un dispositif inadapté ? On nous annonce à grand renfort de communication une grande conférence pour établir une programmation sur 5 ans. La problématique des sans-abris sera à l’ordre du jour. Mais concrètement au lendemain de cette conférence qu’est ce qui aura changé pour les personnes sur nos trottoirs ? Alors cet hiver sera comme tous les autres et beaucoup de Bernard vont se retrouver à la une des journaux malgré eux.
jeudi 18 octobre 2012

N’y aura-t-il d’autres hebergements que les cimetières ?

N y aura t il donc que les cimetières pour accueillir les personnes condamnées à la rue ? Juin 2012 : notre ministre s’engageait a grand renfort de communication pour que personnes (plus de 2500) ne soient mises à la rue à la suite de l’hiver 2011-2012. Malheureusement elle ne pourra le faire pour quelques centaines. En mai, reprenant les promesses de campagne de François Hollande, notre ministre annonçait également la fin de la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence. Octobre 2012 : Un frisson d’agitation saisit quelques préfectures et quelques institutions (réunions RATP APHP etc.) pour trouver en catastrophe des locaux pour l’hiver. On apprend déjà (mais sans surprise) que partout en France, les services du 115 sont saturés ; en moyenne, 75% des appels traités ne débouchent pas sur un hébergement, faute de place. A Paris, les demandes des familles sont hausse de 24 % par rapport à 2011. A l’hôpital de l’Hôtel-Dieu de Paris, l’institution AP-HP interdit, par circulaire, l’accès aux salles de soins d’urgence aux personnes à la rue. La note, signée de la Direction de la Qualité, de la Gestion des Risques et des Droits du Patient, précise que « s’il y a des enfants, mise à l’abri dans le hall pour une nuit, sans aucune autre modalité d’accueil ». On ne sait jamais si d’aventure, dans un élan naturellement solidaire, l’idée d’offrir un café aux parents où une couverture pour les gosses traversait l’esprit du staff. On voudrait presque rappeler à l’envi les belles lettres qui sacraient la devise de l’Hôtel-Dieu : « Medicus et Hospes » « Médecins et Hôtes » Alors voilà ! Quand dans ses non-réponses, le(s) gouvernement(s) qui pourtant se proclame(nt) si soucieux de l’avenir des plus précaires, le seul lieu qui vraiment vous attend, c’est bien le cimetière ! Sans domicile, sans toit, sans maison, ces politiques vous condamnent à la rue. Remarquez bien, pas pour longtemps. A la rue, votre espérance de vie ne dépassera pas 50 ans. Par le fait du mépris, (tout au mieux d’une feinte déférence) que l’on vous exprime vous mourrez de froid, de chaud, d accident, d agressions, d’absence de soin d’un suicide. Et vous règlerez de vous même cette insoutenable impossibilité jouir de la vie par privation de tous vos droits citoyens, sociaux et humains, jusqu’à l’inaliénable « droit à la vie » Vous rejoindrez ainsi la longue cohorte des personnes qui ont vécu à la rue et sont mortes à (de) la rue. Vous serez enterrés presque dignement. Mais ne rêvons pas, ici aussi l’accueil durable a ses limites : durant les cinq premières années de votre repos éternel vous reposerez dans un cimetière. Vous êtes, depuis janvier 2012 plus de 256
mercredi 4 avril 2012

Les grands exclus, exclus de la campagne présidentielle(suite)

CAMPAGNE DE SENSIBILISATION : UN COMMUNIQUE DE PRESSE - DEUX FILMS COMMUNIQUE TOUJOURS ACTUEL DU 22 FEVRIER 2012 et LA TRIBUNE DANS LIBERATION
vendredi 23 mars 2012

29 mars 2011 mobilisation avec les "invisibles"

Mobilisation le 29 mars 2012 pour le logement avec les "invisibles" Place du Palais Royal à Paris entre 11h et 17h cliquer sur l’image pour voir le texte
vendredi 9 mars 2012

Agir contre les expulsions locatives

URGENT AGIR CONTRE LES EXPULSIONS LOCATIVES. FIN DE LA TRÊVE HIVERNALE LE 15 MARS GREVE DES PROFESSIONNELS DE L’URGENCE SOCIALE LE 27 MARS ACCOMPAGNER DANS LE DROIT. Ci-joint 2 documents s’appuyant sur l’ordonnance du conseil constitutionnel :l’accès à l’hébergement est une liberté fondamentale Un premier document donne le "mode d’emploi" le deuxième est le document à remplir PROPOSITIONS PREVENTION EXPULSION DE LA FAPIL La FNARS IDF co-organise, avec la Mission IDF de la FAP et la Fapil IDF, une formation d’une demi-journée à destination des intervenants sociaux au contact avec les personnes accueillies. Elle est également ouverte aux intervenants des associations ne gérant pas de dispositifs hivernaux. Cette formation, assurée par les salariés de la FAP, portera principalement sur l’aide au recours DAHO, elle abordera également les recours DALO et les référés liberté. Au vu de l’urgence, à l’approche de la fin de la période hivernale, 2 dates de formation sont proposées, au choix : Le mercredi 7 mars de 14h30 à 17h30 Le mercredi 14 mars de 9h30 à 12h30 Dans les locaux de l’Espace Solidarité Habitat de la Fondation Abbé Pierre 78-80 rue de la Réunion 75020 PARIS Métro Alexandre Dumas (ligne 2) ou Buzenval (ligne 9) NOUS VOUS REMERCIONS : DE NOUS INDIQUER SI VOTRE ASSOCIATION SOUHAITE METTRE CETTE ACTION EN OEUVRE D’INSCRIRE LES PERSONNES CONCERNEES POUR L’UNE OU L’AUTRE DE CES DATES, auprès de Violaine Pinel : fnarsidf.logement@orange.fr
mercredi 22 février 2012

les grands exclus, exclus de la campagne présidentielle. 22 février 2012

LES GRANDS EXCLUS EXCLUS AUSSI DE LA CAMPAGNE ELECTORALE Ceux qui souffrent le plus, personnes de la rue ou en très grande précarité, semblent n’intéresser aucun candidat puisqu’ils ne les évoquent même pas. Sans doute les candidats se disent ils que l’on ne peut pas y faire grand chose.On sait pourtant aujourd’hui ce qu’il faut faire. Partout en France on voit éclore des initiatives inventives qui pourraient constituer les prototypes d’une politique courageuse sortant les personnes de l’assistanat pour les mener à l’autonomie .Pour les fédérer, on attend un pilote.Que les candidats parlent. Nous sommes dans un État de droit. Nos concitoyens de la rue ont le droit de vivre. Et vivre à la rue, ce n’est pas une vie. Pièces jointes : Texte – tribune de Bernard Sarrazin et Christophe Louis (publié dans Libération de ce jour) Liste des Morts de la rue depuis 2012 (aurions-nous pu éviter ces morts ? éviterons-nous les morts suivants)
mardi 14 février 2012

CP 2 nouveaux morts "SDF" à Paris, les 13 et 14 février 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE 2 nouveaux décès à Paris, les 13 et 14 février 2012 Alors que le niveau 2 du plan grand froid vient d’être levé, un certain nombre de personnes accueillies vont de nouveau dormir dans la rue ce soir, en raison de la fermeture de lieux d’hébergement. Le collectif les morts de la rue exprime sont inquiétude par rapport à la situation actuelle. En moins de 48h encore deux personnes sont décédées dans la rue à Paris, un homme dans le 16ème arrondissement et un autre dans le 8ème. Le nombre de décès appris depuis le mois de janvier 2012 est de 49 personnes. Nous demandons dés maintenant, comme l’exprime le rapport de la cour des comptes et le rapport parlementaire, l’ouverture de places d’hébergements supplémentaires en attendant la mise en œuvre de la politique du « logement d’abord ». Nous rappelons également la décision du conseil d’Etat « qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale ; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée” Le collectif rappelle que vivre à la rue tue, la mort prématurée des personnes à la rue à lieu tout au long de l’année et pas seulement en période de froid. Voir les listes des Morts de la rue : http://mortsdelarue.org/spip.php?ar… _
lundi 31 octobre 2011
par Cecile

10 novembre 2011 : mobilisation pour le logement

2 4 H p o u r l e l o g e m e n t : U R G E N C E ! ! Un toit pour toutes et tous, toute l’année ! 10 novembre. rendez vous à 14h devant le Sénat Vous pouvez diffuser largement Un nourrisson est né, est mort, dans la rue, ce 1er novembre 2011 en début d’après midi. à Paris 14. Est-ce une société dont nous voulons ?
vendredi 21 octobre 2011

quand allez vous verbaliser le généreux donateur ?

Communiqué de presse du Collectif Les Morts de la Rue. 21 octobre 2011 Quand allez vous verbaliser le généreux donateur ? Depuis quelques jours de nouveaux systèmes de répression apparaissent à l’attention des plus fragiles de notre société. Nous voyons promulguer de plus en plus d’arrêtés anti mendicités, anti glanage à Marseille, Nice, Limoge, Nogent sur seine, Montpellier… Plusieurs questions se posent face à ce type de répression, tout d’abord, les hommes politiques, plutôt que d’interdire cette mendicité, en l’argumentant avec des maux qui nous semble venir d’un autre siècle, ne doivent-ils pas s’interroger sur l’augmentation de la mendicité ? Où est leur responsabilité dans l’aggravation de la précarisation des personnes ? Que l’on cesse de nous dire que se sont des Roms, des Roumains, des étrangers qui font la manche, non il y a aussi des retraités qui ont besoin de cela pour se maintenir dans leur logement, il y a les jeunes sans ressources, sans emploi, étudiants, qui parfois sont obligés de trouver un autre mode de rémunération tel que la prostitution, mais cela dérange moins à priori. Quel hypocrisie de la part de nos politiques élus de la république par et pour l’ensemble des citoyens ! Tous les citoyens sont-ils égaux en droit ? Les élus stigmatisent les plus pauvres par ces arrêtés, ceux qu’ils ne veulent plus voir car ils sont le résultat de leur incapacité à résoudre un des problèmes majeurs de notre société. Il est plus simple de légiférer, de distribuer des amendes de 38 euros à des personnes insolvables qui vont aux distributions de soupes pour pouvoir se nourrir et qui dorment dans la rue ou dans des lieux immondes faute de moyens. Que proposez-vous à ces personnes : du travail, des aides, un logement … ? ou sinon, préférez-vous qu’ils meurent ? Moi aussi, simple citoyen, Mesdames, Messieurs les élus, j’ai des droits ! Celui d’exprimer de la compassion face à d’autres citoyens, j’ai le droit d’être généreux, alors pourquoi m’interdire cette liberté ? Allez-vous verbaliser le généreux donateur ? Va-t-il, lui aussi, devenir coupable de maintenir des gens dans la rue, alors qu’il essaye juste de vivre des valeurs républicaines ? Celles apposés sur le fronton de votre mairie, sont-elles un simple slogan ? Allez-vous légiférer pour interdire de donner à son prochain ? © Xavier Gorce - avec l’aimable autorisation du journal Le Monde
samedi 4 février 2012

Interpellation - mobilisation

L’interpellation est l’action principale du Collectif les Morts de la Rue : Faire Savoir que vivre à la rue mène à une mort prématurée, et en dénoncer les causes. Cette dénonciation traverse l’ensemble de nos actions. Mais nous sommes parfois impliqués dans des collectifs ou actions plus particulières Nuits solidaires pour le logement Manifestations diverses pour le logement Nous participons activement au mouvement pour faire appliquer la loi DALO Droit au Logement Opposable) et DAHO (Droit à l’Hébergement Opposable)

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